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Chapitre III. NOUVELLE APPROCHE SUR LE COLONIALISME
Depuis l'accession à l'indépendance dans les années 50 - 60, certains pays d'Afrique - sinon tous - n'ont jamais recouvré leur souveraineté antérieure à l'occupation coloniale. De plus, à l'oppression coloniale d'antan a succédé une « guerre intestine » dans toutes les régions du continent noir, une guerre qui oppose le plus souvent les partisans des courants sociopolitiques idéologiquement antagonistes sous l'influence de certaines puissances extérieures.
En effet, comme je l'ai déjà développé dans mon dernier ouvrage, c'est dans une période historique de « guerre froide » entre l'Occident capitaliste et le bloc des pays de l'Est dits « Communiste » que les peuples d'Afrique se sont libérés du colonialisme.
Pour cela, à l'instar du Rwanda, les jeunes républiques africaines sont nées dans un contexte international de rivalité idéologique : les leaders politiques africains, à leur tour, furent divisés entre « bons élèves » du capitalisme selon la volonté des puissances occidentales qui les avaient colonisés d'une part, et « rebelles » partisans du communisme d'autre part.
Ainsi, les différentes guerres civiles en Afrique, depuis les années 50 jusqu'au génocide au Rwanda de 1994, auront été en grande partie la conséquence d'une « guerre de l'ombre » qui opposait les grandes puissances de ce monde à travers des pays interposés du Tiers Monde.
Par conséquent, après la chute du Mur de Berlin en 1989 et la fin du Communisme au début des années 90, la guerre civile au Rwanda et le génocide qu'elle a entraîné constituent « la fin d'une époque ».
Il existe ainsi une similitude indiscutable entre la période des troubles sociaux des année 50 - 60 en Afrique - à l'époque des luttes pour les indépendances - et les guerres civiles qui ont sévi en Afrique depuis la chute du Mur de Berlin et la fin du Communisme. Car, après la « guerre froide », la fin du Communisme a entraîné un « déséquilibre » d'influences là où les dictatures servaient de « zones d'influences » à l'époque de la « guerre froide ». L'exemple le plus éclairant est celui de la région des Grands-Lacs d'Afrique dont fait partie le Rwanda.
Pour toutes ces raisons, mon hypothèse est que depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale et du colonialisme, les pays du Tiers Monde sont entrés dans une « nouvelle ère » historique, à savoir le temps du « colonialisme multinational ».
Mais, avant de présenter les effets du « colonialisme multinational » à partir du cas du Rwanda, faisons d'abord un bref rappel sur la nature et les conséquences du « colonialisme ». Cela à partir des observations du « Maître » sur la question, A. Césaire : nous allons présenter certains aspects de ses deux célèbres « Discours sur le colonialisme » et sur la « Négritude ».
Selon la prophétie du chantre de la « Négritude », « on peut tuer en Indochine, torturer à Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés savent désormais qu'ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs « maîtres » provisoires mentent.
Donc que leurs maîtres sont faibles ».39
Déogratias
SEBUNUMA : Psychologue
clinicien - Auteur
Titulaire du Doctorat de "Recherche
en psychopathologie fondamentale et psychanalyse".
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