ÉDITIONS UMUSOZO

RWANDA : « LE PIÈGE DE L'HISTOIRE »1


La période des massacres génocidaires au Rwanda, dont l'élément déclencheur fut l'attentat du 06 avril 1994, ressemble et rappelle d'autres circonstances de guerre civile qui ont caractérisé chaque fin de règne au pays des Mille Collines depuis la fin du 19ème siècle. Plus particulièrement, en 1959 - 1962, le conflit politique qui opposa les leaders Hutu aux représentants des Nations-Unies aura entraîné un mauvais souvenir dans la mémoire collective. En 1994, ce même conflit historique sera réveillé d'une part par un nouveau « régicide » et d'autre part, par l'incapacité des responsables politiques et militaires à résoudre la crise.


1. Un « cheval de Troie » face aux mystères du régime des Hutu


La crise politique et diplomatique au Rwanda, à la veille du génocide de 1994, ressemble étrangement à la situation de 1960 - avec une difficulté supplémentaire car, en 1994, même la Belgique avait a tourné le dos au régime des Hutu contrairement à la situation des années 60.


Rappel : « L'année 1960 est marquée, dans l'ensemble, par un durcissement des positions des parties en présence. D'une part les Tutsi les plus intransigeants groupés au sein de l'Unar s'opposent à toute initiative de la puissance de tutelle et font appel à l'Organisation des Nations Unies. Ils contribuent ainsi à rejeter la Belgique du côté hutu. Les Hutu, de leur côté, regroupent leurs forces et sont même rejoints par les Tutsi modérés du Rader. Ils forment avec ceux-ci un Front commun qui revendique ouvertement le soutien belge. Quant à la Belgique et au Mwami, ils demeurent en principe neutres dans cet affrontement jusqu'au moment de la constitution du Front commun ; à ce moment en effet, les trois partis représentés au sein du Front rompent avec le Mwami qui avait opposé une fin de non-recevoir à diverses demandes contenues dans un document intitulé Mesures pour contribuer à la pacification. La puissance de tutelle est informée de cette rupture le 31 avril 1960. Un mois auparavant (…) une mission du conseil de tutelle de l'ONU avait achevé sa visite au Rwanda par une recommandation tendant à reporter les élections communales prévues pour le mois de juin 1960 et les remplacer par une table ronde sur l'avenir du pays. A cette recommandation, les Hutu s'opposent d'emblée, les Tutsi applaudissent ; quant aux Belges, ils ont la difficulté à prendre position ; il semble toutefois que les autorités locales (…) aient penché pour le maintien des élections à la date prévue, ce qui ne peut manquer de les ranger encore plus nettement dans le camp des Hutu. Deux groupes s'affrontent donc désormais : d'une part les Tutsi et le Mwami soutenus par l'ONU, de l'autre les Hutu soutenus par les Belges et plus particulièrement par l'administration locale. Ils se retrouvent à Bruxelles du 30 mai au 7 juin 1960, à la veille des élections communales, dont la date est maintenue par la Belgique qui a cependant accepté d'organiser avant elles une rencontre des partis en présence. Les décisions du colloque contiennent de quoi satisfaire tous les participants sur l'un ou l'autre point de leurs revendications, mais aussi de quoi les décevoir profondément sur d'autres ; aussi l'Unar rejette-t-elle les conclusions du colloque, tandis que les autres partis se préparent aux élections de juillet ».2


L'histoire se répète : il y avait plusieurs « désaccords » politiques et diplomatiques à Kigali durant la période qui a précédé la survenue du génocide de 1994. Certes, certains dirigeants politiques Hutu de l'époque exagèrent un peu pour minimiser leur responsabilité historique concernant le génocide en question. Cependant, plusieurs témoignages indépendants démontrent que les différentes représentations étrangères qui se trouvaient au Rwanda n'auraient pas été non plus - « toutes » - à la hauteur de la situation ! - du moins par rapport aux attentes de la population civile.


Nous pourrions spéculer sur la nature du régime des Hutu au pouvoir avant et pendant le génocide de 1994. Néanmoins, la réalité historique est que, ceux qui dénigrent ce régime en question sont les mêmes qui l'ont mis en place et soutenu pendant les décennies !


Ainsi, nous pouvons affirmer sans hésiter que J. Habyarimana ne pouvait pas être tragiquement renversé sans que ses « mentors » d'autrefois l'aient lâché ou désavoué.


Un « cheval de Troie » à Kigali ?


Pour les Hutu, il y aurait eu plusieurs « chevaux » de Troie à l'origine de la chute de Kigali et la prise du pouvoir par le Front Patriotique Rwandais. Certes, certaines affirmations des Rwandais ne sont pas toutes vérifiables. Néanmoins, les faits décrits par les Hutu - et par d'autres témoins indépendants - ne manquent pas d'intérêt pour nous aujourd'hui :


Premièrement, il existe beaucoup de zones d'ombre autour de l'organisation d'un « sommet régional » à Dar-es-Salaam, sommet auquel J. Habyarimana « devait » se rendre !


Deuxièmement, il existe des questions concernant les membres de la délégation qui accompagnaient J. Habyarimana à ce sommet désormais historique de Dar-es-Salaam : selon certaines sources, le Chef d'État-Major de l'Armée Nationale régulière à l'époque, D. Nsabimana, se serait « invité à la dernière minute » pour faire partie de la délégation en partance pour Dar-es-Salaam : il se serait rendu à l'aéroport de Kanombe d'urgence, après avoir reçu un appel téléphonique à son bureau, le matin même du 06 avril 1994. A son arrivée près de l'avion présidentiel, J. Habyarimana aurait été étonné de le voir et lui aurait demandé : « Wowe se kandi uje ute ? » [« Toi, qu'est-ce qui t'amène ? »]. Comme il y avait beaucoup de rumeurs et de tension sociopolitique à Kigali, un élément de la Garde Présidentielle aurait même failli tirer sur le Chef d'État-Major en pensant qu'il venait précipitamment arrêter le président dans le cadre d'un Coup-d'État ! Mais, ayant fait le « salut militaire » en sortant de sa voiture, le soldat de la Garde Présidentielle aurait rangé son fusil !


Revenons sur la question que J. Habyarimana aurait posée au Chef d'État-Major : « Wowe se kandi uje ute ? » [« Toi, qu'est-ce qui t'amène ? »]. Selon le témoin oculaire de la scène, le Chef d'État-Major aurait répondu en s'approchant du président pour murmurer dans son oreille ; les derniers mots auraient été : « (…) ku mpamvu z'umutekano wa gisirikare » [« (…) pour des raisons de sécurité militaire »]. J. Habyarimana aurait répondu, en montrant la porte de l'avion et apparemment étonné : « Ngaho urira » ! [« Vas-y, monte »!]. La suite, ce fut l'attentat et la mort de ces deux hauts-dirigeants Hutu, attentat qui fut suivi par le début du génocide.


La question des responsabilités est alors posée : responsabilités internationales ? Responsabilités de certains pays - y compris parmi les grandes puissances de ce monde ? Responsabilités uniquement des Rwandais eux-mêmes ? Officiellement, sur le plan international, seuls les Rwandais seraient « responsables » de l'attentat du 06 avril 1994, du génocide et ses conséquences. Quant à la « communauté internationale », elle aurait tout simplement commis des « erreurs » ! Admettons que « personne n'ait rien su », que « personne n'ait rien vu venir » en ce qui concerne la survenue des massacres génocidaires au Rwanda. En particulier, admettons que l'attentat déclencheur du génocide, dès la nuit du 06 au 07 avril 1994, ait été l’œuvre des malfaiteurs « inconnus » à ce jour :


Au cas où personne n'aurait été au courant de rien au sujet de l'attentat du 06 avril 1994 au Rwanda - attentat qui allait déclencher un génocide, au cas où aucune puissance régionale et/ou internationale n'aurait été au courant de rien sur la planification de cet attentat, au cas où les Rwandais eux-mêmes n'auraient pas été capables d'empêcher le même attentat qui allait causer un drame humain et matériel sur le plan national et sous-régional, au cas où ceux qui ont planifié l'attentat auraient ignoré les conséquences sur les populations civiles, si tel est le cas, il n'y aurait pas non plus de quoi s'enorgueillir de la part de qui que ce soit !


Vient enfin la question de la Justice Internationale : près de 20 ans après le génocide au Rwanda de 1994, force est de constater que le Tribunal Pénal International pour le Rwanda semble être très éloigné des attentes des Rwandais - des Tutsi comme des Hutu. Au sujet des résultats du même tribunal, le constat est que, - pour reprendre l'expression mythique de A. Césaire -, « le compte n'y est pas » !


2. Un génocide « planifié en le faisant »


Depuis la publication de mon dernier ouvrage Rwanda : Crimes d'honneur et influences régionales3, mes observations n'ont pas changé sur la question :


Il est très facile de formuler des hypothèses, voire même d’affirmer que tous ceux qui ont participé au génocide de 1994 au Rwanda auraient été « entraînés », manipulés ou payés pour tuer ! Sans doute, il y aurait eu quelques cas de ce genre. Toutefois, avec un certain recul, nous constatons que certaines questions nous obligent à réfléchir sur la situation afin de prévenir d’autres crises éventuelles à l’avenir.


Premièrement, quand-bien-même il y aurait eu « planification » du génocide, comment des centaines de milliers de ceux qui y ont participé auraient-ils pu être « entraînés » sans que leurs voisins - futures victimes - s’en rendent compte ? Je rappelle ici que les Rwandais n’habitent pas en villages « ethniques » comme dans les autres pays de la région. Au Rwanda, le brassage ethnique a fait que rien ne distingue, sur le plan anthropologique et sociologique, les « Hutu » des « Tutsi ».


Deuxièmement, au cas où tous les « petits exécutants » auraient été « entraînés » ou « manipulés » à l’avance, comment expliquer le cas des Hutu qui ont caché ou protégé leurs voisins ? Car, si certains Hutu avaient eu l’information concernant la « planification » du génocide, cette information aurait été connue : des milliers d’individus ne peuvent pas conserver un tel secret.


Troisièmement, nous constatons que parmi les hauts dignitaires du régime de l’époque, il y avait des Tutsi : ceux-ci avaient une influence réelle sur la vie politique, surtout dans les partis de l’opposition. Or, même ces hauts dignitaires Tutsi du régime ont été surpris par les événements. D’ailleurs, un grand nombre d’entre eux ainsi que leurs familles ont été massacrés. Il serait donc difficile de comprendre comment une « planification » de génocide aurait été communiquée à la masse de « petits exécutants » sans que des dirigeants politiques soient au courant.


Quatrièmement, l’Eglise du Rwanda est présente dans tout le pays et elle est très respectée : les évêques, mais aussi les prêtres catholiques - dont beaucoup revendiquent être Tutsi - auraient été informés s’il y avait eu une « planification » de génocide auprès de la population dans les campagnes.


Certes, suite au blocage des négociations entre les dirigeants politiques internes et la rébellion, tous les Rwandais redoutaient une fin tragique de la guerre civile comme cela avait été le cas en 1959. Les étrangers aussi qui vivaient au Rwanda s’inquiétaient. Cependant, d’après plusieurs témoignages, personne ne pensait que les tueries allaient s’étendre dans tout le pays ; personne ne s’imaginait que même les paysans allaient être concernés par le conflit des politiciens ! Même les « Interahamwe », la milice du parti du président J. Habyarimana, ne faisaient pas peur à la population avant le génocide : lorsqu’il y avait des manifestations politiques de l’opposition à Kigali - surtout les manifestations du parti historique MDR - les « Intrahamwe » devenaient invisibles !


Pour toutes ces raisons ci-dessus exposées, mon hypothèse est que les « petits exécutants » ont planifié le génocide en le faisant. Autrement dit, tous les « petits exécutants » n’ont pas eu besoin d’être « entraînés » à l’avance pour participer au génocide !


Ce sont plutôt les mécanismes psychiques individuels, réveillés par des représentations collectives de la menace archaïque, qui ont été à l’œuvre dans le passage à l’acte individuel et collectif. Rappelons ici que tous les Rwandais Hutu n’ont pas participé au génocide !


Pour cela, le rôle des « petits chefs » locaux aura été déterminant : dès lors que le pouvoir central s’était écroulé après la mort du président, dès lors que de nouvelles institutions crédibles n’avaient pas encore vu le jour, les Rwandais se sont retournés vers les « chefs » locaux - des responsables administratifs locaux (abayobozi) ou des « chefs » terriens (abakungu) - pour savoir quelle était l’attitude à adopter face au chaos. Dans certaines régions, les « chefs » de clans ont préservé le calme pendant plusieurs semaines. Dans d’autres, les mêmes chefs locaux n’ont pas été à la hauteur - certains ont même encouragé les massacres, d’autres y ont participé. Bref, le génocide ne s’est pas déroulé de la même façon dans tout le pays selon la posture adoptée par les « chefs » locaux.


Toutes ces observations nous rapprochent de ce qui s’était passé lors de la rébellion de 1911 - 1912 : Lukara, petit chef des Bahutu du Nord ; Basebya petit chef d’une communauté des Batwa dans la même région ; puis Ndungutse, un prince Tutsi méconnu en errance ; ces trois « petits chefs » locaux ont réussi à mobiliser les foules contre le roi Musinga ! En 1959, la même histoire s’est répétée « au nez et à la barbe » du roi Kigeli Ndahindurwa !


Ainsi, la même « magie » aurait fonctionné en 1994, dès le moment où l’ennemi désigné c’était des « monarchistes » du Front Patriotique Rwandais !


Cependant, en 1912, les Allemands sont intervenus et ont arrêté les massacres et la rébellion ; en 1959, les Belges se sont interposés et ont rétabli le calme. Malheureusement, en 1994, les forces étrangères onusiennes ont préféré « laisser faire » !


Très récemment, différents exemples ont montré que l’intervention externe de la communauté internationale peut protéger des populations civiles lors des conflits collectifs : en Côte d’Ivoire et en Libye, les vies humaines ont été protégées grâce à l’intervention des forces extérieures. Au Rwanda aussi, le génocide aurait pu être évité, ou du moins arrêté avant qu’il ne soit trop tard.


Contrairement à certaines observations qui sont faites aux Rwandais, je précise que l’intervention de la communauté internationale pour sauver des vies humaines n’est pas une « faveur » qui serait accordée à tel ou tel peuple : il s’agit plutôt d’une « responsabilité » historique. Car, parmi les pays qui possèdent la capacité d’intervenir pour protéger les peuples en danger, certains sont d’anciennes puissances coloniales, d’autres ont contribué à créer et à soutenir des dictatures dans les pays pauvres ! Cela ne devrait pas être oublié lorsque les conflits collectifs éclatent dans tel ou tel pays.


3. Des enquêtes qui n'aboutissent pas !


Il est très étonnant de constater que, depuis près de 20 ans, aucune enquête n'a pu déterminer l'identité des auteurs de l'attentat du 06 avril 1994, attentat « déclencheur du génocide » qui a emporté près d'un million de personnes dans seulement 3 mois ; sans oublier environ un million de Rwandais qui ont péri dans les pays voisins de la région suite au même génocide. Par ailleurs, le drame qui a ravagé le Rwanda n'a pas épargné les pays limitrophes, en particulier La République Démocratique du Congo - ex Zaïre.


Il y a eu quelques enquêtes initiées ici et là mais, aucune à ce jour n'a abouti. Pour quelle raison ? Mystère !


L'enquête française


Du fait que des citoyens français ont été aussi assassinés dans l'attentat du 06 avril 1994, suite à une plainte de leurs familles, la France a initié une enquête pour faire la vérité sur le même attentat. Les Rwandais attendaient beaucoup de cette enquête : mais, ils ont très vite déchanté ! Car, ce n'est qu'en 2011, soit 17 ans après l'attentat en question, que la France a envoyé ses « Juges » et « experts » pour « reconstituer » les circonstances de l'attentat en vue d'en déterminer les auteurs. Comment pourrait-on déterminer les circonstances exactes de l'attentat près de 20 ans après ? Étant donné que les traces éventuelles auraient été effacées par le temps, le matériel des restes de l'avion détérioré et la plupart des témoins étant déjà décédés ou disparus dans la nature ?


L'enquête rwandaise


Les autorités rwandaises actuelles, accusées par la Justice française, ont réagi en procédant à leurs propres investigations. Cependant, même si je ne suis pas expert en matière judiciaire, les conclusions de l'enquête rwandaise semblent constituer, en quelque sorte, la « réponse du berger à la bergère » ! Cela en réaction à l'accusation initiale de la Justice française contre le Rwanda.


L'enquête des organisations internationales


Il semblerait que l'O.N.U. et l'Union Africaine (anciennement O.U.A.) aient mené, elles aussi, différentes enquêtes sur l'attentat déclencheur du génocide de 1994 au Rwanda. Mais, à ce jour, aucune de ces enquêtes n'a jamais été rendue publique. Pour quelle raison ? Peut-on taire le contenu d'une enquête concernant un événement qui a déclenché un génocide aux conséquences que nous connaissons ? Là-dessus, c'est à nouveau un « mystère » qui plane sur ces affaires judiciaires !


4. Les « héros malgré eux » !


J'ai déjà développé ailleurs les aspects « héroïques » de différents protagonistes des violences collectives au Rwanda en 1912 et 1994. Je voudrais ajouter un commentaire qui démontre combien « le piège de l'histoire » au Rwanda est subtilement entretenu par les Rwandais eux-mêmes, mais aussi par des observateurs étrangers qui auraient des intérêts à défendre dans cette région :


Du côté de certains Hutu proches de l'ancien régime de J. Habyarimana, je l'ai déjà souligné, après que le « contre-mythe »4 de la « révolution hutue » de 1959 se soit étiolé, c'est finalement la « lutte héroïque » de la Garde Présidentielle en 1994 qui servirait de point de repère pour sauver la face devant l'histoire !


Du côté de certains Tutsi proches du régime actuel de P. Kagame, les éloges viennent non seulement de l'intérieur du régime mais aussi de l'étranger : le Front Patriotique Rwandais revendique avoir « libéré » le pays et compte en tirer profit autant que possible ! Tandis que dans certains milieux diplomatiques occidentaux et au sein de différentes organisations non-gouvernementales, P. Kagame y est désigné comme « celui qui a mis fin au génocide » de 1994 au Rwanda ! La réalité c'est que, le génocide a pris fin parce qu'il ne restait plus personne à tuer. C'est cela, malheureusement, la triste vérité.


1 © SEBUNUMA D., Communautarisme et autochtonie – Du cas du Rwanda à l'universel, Paris, Éditions Umusozo, 2013.
Titre de l'article : d'après l'ouvrage de BERTRAND J., Rwanda Le piège de l'histoire, Paris, Karthala, 2000.

2 VANDERLINDEN J., La république rwandaise, Paris, Éditions Berger-Levrault, 1970.

3 SEBUNUMA D., Rwanda : Crimes d'honneur et influences régionales, Éditions Umusozo, Issy-les-Moulineaux, 2012.

4 Je parle de « contre-mythe » car, en 1959, les leaders Hutu ont créé un « nouveau mythe » - mythe selon lequel les Hutu seraient des « Basangwabutaka » ou « autochtones ». Cela pour s'opposer au « mythe dynastique » des Tutsi concernant les « clans d'origines célestes ». Le « mythe dynastique » permettait aux seuls Tutsi de détenir tous les pouvoirs au Rwanda depuis plusieurs siècles.

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Déogratias SEBUNUMA : Psychologue clinicien - Auteur


Titulaire du Doctorat de "Recherche en psychopathologie fondamentale et psychanalyse".

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Cet ouvrage est disponible auprès de l'Atelier National de Reproduction des Thèses (ANRT) - Lille 3, France.

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