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LA GUERRE FROIDE DES GRANDS-LACS D’AFRIQUE1
L’évolution de l’armement suit toujours l’évolution scientifique de l’humanité. A l’époque de la pierre taillée, l’arme la plus efficace de l’homme était justement la pierre ! Tout au plus, il pouvait utiliser un piège de corde en herbes pour chasser du gibier. Surtout, ces armes rudimentaires étaient plus utilisées pour se nourrir et non pour supprimer d’autres vies humaines.
L’époque du fer introduisit dans la société humaine d’autres armes beaucoup plus adaptées à la guerre, grâce à la forge : le soc, le couteau, la lance, le javelot et plus tard l’épée furent des armes de chasse et de combat jusqu’à l’époque la plus récente de l’histoire universelle.
Grâce à la science moderne, la mécanique et la maîtrise des notions physiques allaient révolutionner l’histoire de l’armement. En effet, pour faire la guerre aux ennemis, l’arme à feu a remplacé l’arme blanche vers la fin du Moyen Ange tandis que le char blindé remplacera le cheval et le chariot plus tard. Cela sans oublier que le mortier, le chasseur bombardier, le missile, etc. ont finalement permis aux combattants d’atteindre des cibles les plus lointaines et de massacrer plus d’hommes que dans les guerres antiques. Toutes ces armes modernes détruisent non seulement des hommes mais aussi tout ce que la culture a mis du temps à construire. Le sommet de l’apogée scientifique des années 1940 - 1945, en matière d’armement, fut la fabrication de la bombe atomique. Mise au point pour dissuader d’abord, cette dernière sera malheureusement utilisée pour écraser et anéantir des vies humaines !
La suprématie militaire
Tous les peuples rêvent de devenir un jour le seul maître du monde ! Après les attaques à la bombe nucléaire à Hiroshima et à Nagasaki, le Japon accepta de capituler et ce fut la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Par la suite, alors qu’on s’attendait à plus de tolérance et d’humanité après une période historique d’horreurs et de barbarie humaine, le monde fut à nouveau divisé en deux blocs : le bloc dit « capitaliste » avec les États-Unis à sa tête, puis le bloc « communiste-socialiste » avec l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) comme leader. Soit deux modes de concevoir le monde tout à fait différents, deux conceptions opposées des libertés individuelles et de la fin ultime de la vie.
Cette rivalité entre « capitalistes » et « communistes-socialistes » n’a pas tardé à créer l’antagonisme militaire et économique entre les grandes puissances. Fondé sur l’économie de marché libéral - à partir des théories de savants d’Amérique et de l’Europe Occidentale, le capitalisme favorise la compétition comme règle de jeu économique ; étant permis que le dinosaure puisse dévorer les maigres intérêts de la fourmi !
Tandis que le socialisme, qui est essentiellement le résultat de la pensée philosophique de K. Marx - celui-ci conçoit la « condition historique » comme déterminant principal de l’existence humaine -, prétendait établir l’égalité des chances pour tous. Cela en favorisant la centralisation des moyens de production et la responsabilisation du peuple entier dans la gestion de la chose publique ! Mais cette prétention a été largement déçue dans les faits et au mépris des populations concernées dans tel ou tel pays.
Eclats de remous militaires
La « guerre froide » et la course aux armements ont été le résultat de la concurrence entre les blocs capitaliste et communiste. Non seulement les deux « super puissances » et leurs pays satellites ont multiplié le nombre d’armes nucléaires tout en les perfectionnant davantage, mais aussi ils ont fabriqué d’autres types d’armes à destruction massive : des armes chimiques, biologiques et bactériologiques, etc. pour s’assurer des moyens d’anéantir l’adversaire de façon la plus sûre et la plus discrète possible en cas de menace éventuelle. Comme si les progrès militaires de la Deuxième Guerre Mondiale ne suffisaient pas, les deux grandes puissances de ce monde ce sont livrées à une nouvelle rivalité militaire : dès les années 50, priorité a été donnée à la compétition spatiale dans la célèbre « Guerre des Etoile » qui s’est poursuivie jusqu’à une époque très récente.
1. La notion de l’« équilibre de force »2
La notion de l’« équilibre de force » vise avant tout la capacité de dissuasion. Celle-ci consiste en un « statu quo » qui s’établit entre deux ou plusieurs belligérants une fois que chacun a constaté la capacité de riposte de l’autre qui se retournerait contre l’agresseur en faisant chez-lui les mêmes dégâts que ceux causés par l’arme utilisée dans l’action offensive.
Conçue pour apaiser les inquiétudes causées par la fabrication et la prolifération des armes nucléaires, la dissuasion nucléaire repose sur deux principes : « l’existence d’une capacité de frappe en réponse qui soit invulnérable » et « l’existence de moyens défensifs capables de rendre impossible la frappe en réponse ». En d’autres termes, tous les pays qui possèdent les armes nucléaires sont forts et faibles en même temps. Car, si l’un d’entre eux est capable de détruire n’importe qui de ses rivaux sans que ces derniers puissent contrecarrer l’offensif, ceux-ci disposent à leur tour les moyens de riposter et de faire subir à l’agresseur les mêmes dégâts. Autrement dit, le principe même de l’« équilibre de force » est une illusion dans la mesure où chaque puissance s’imagine être plus forte que l’adversaire en refusant de reconnaître la contradiction inhérente des deux principes de la dissuasion nucléaire cités ci-dessus.
Par conséquent, la peur et l’incertitude quant à la capacité des armes nucléaires des adversaires établissent la logique même de la dissuasion qui suppose :
- « la possession d’armes nucléaires invulnérables à une première frappe ;
- la capacité d’infliger des dégâts équivalents ou supérieurs ;
- l’absence de moyens de défense chez l’adversaire ».
Le garant de la dissuasion est le « Sous-marin nucléaire lanceur d’engin (SNLE) (…). Protégé par quelques centaines de mètres qui le rendent invisible, patrouillant à faible vitesse pour ne pas être localisé par des moyens de détection acoustique, le SNLE donne aux pays qui en disposent des moyens de riposte, ou de seconde frappe, destinés à punir celui qui aurait déclenché le feu nucléaire .»3
Malgré tout, l’« équilibre de la terreur » n’aura pas suffi pour rassurer le monde : il a fallu « négocier » la paix à Yalta à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale.
2. Yalta ou la paix négociée4
A la Conférence de Yalta, qui a eu lieu du 4 au 11 février 1945, étaient présents la délégation américaine conduite par F. D. Roosevelt, président des États-Unis d’Amérique ; le Maréchal J. Staline, président du Conseil des Commissaires du Peuple de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, et W. S. Churchill, premier Ministre de Sa Majesté Georges VI, roi du Royaume Uni.
Après une semaine de « discussions serrées », plusieurs résolutions furent prises pour rétablir la paix en Europe et dans le reste du monde. Plus concrètement, la conférence de Yalta définit l’avenir de la Pologne ; puis la dite conférence se prononça sur le futur statut des zones occupées par l’Allemagne pendant la guerre. Elle fixa le rôle futur de la France, arrêta le statut de Berlin et « le partage des dépouilles du Japon. »5
Mais la résolution la plus célèbre fut celle de créer l’Organisation des Nations Unies en remplacement de la Société des Nations créée après la Première Guerre Mondiale : « Nous sommes résolus à créer avec nos alliés, aussitôt que possible, une organisation internationale générale pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité (…). Nous sommes convenus de convoquer, le 25 avril 1945, à San Francisco, une conférence des Nations Unies, qui établira (…) la charte de l’organisation dont il s’agit. »6
Le gouvernement provisoire de la France et la Chine furent « consultés immédiatement » et « priés de s’associer » aux trois grandes puissances signataires des accords de Yalta du 11 février 1945.
Cependant, la création de l’Organisation des Nations Unies n’allait pas non plus rassurer les grandes puissances quant à leurs rivalités militaires et géopolitiques dans le monde. D’ailleurs, il est important de souligner que ces rivalités internationales ne se sont pas limitées aux pays occidentaux. C’est ainsi que les pays d’Asie, d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique Latine furent eux aussi concernés par le mouvement.
3. Un héritage historique lourd de conséquences
Etant donné que les deux blocs « capitaliste » et « communiste-socialiste » étaient avant tout idéologiques, ils rivalisaient essentiellement dans la conquête des nouveaux territoires - l’Europe étant déjà divisée en deux et certains pays d’Asie étant devenus des satellites de l’un ou de l’autre des deux blocs constitués après la Deuxième Guerre Mondiale.
Du fait que, depuis la fin du 19ème siècle, les pays d’Afrique étaient colonisés par les pays de l’Europe Occidentale, il allait de soi que les pays colonisés cherchent à s’affranchir de l’occupation coloniale en créant de nouvelles alliances. Or, celles-ci ne pouvaient venir que de l’Europe de l’Est, d’Asie ou d’Amérique Latine. Car, les États-Unis d’Amérique étaient [et restent] l’allié inconditionnel de l’Europe Occidentale.
De facto , les premiers leaders politiques des pays d’Afrique furent à leur tour divisés sur le plan idéologique entre conservateurs « capitalistes » d’une part - ceux qui étaient des alliés du pouvoir colonial -, et indépendantistes dont certains furent adeptes révolutionnaires du « communisme » idéologique.
En Afrique sub-saharienne, deux figures historiques se sont démarquées dès la fin des années 50 : P. Lumumba au Congo Kinshasa7 et J. Nyerere de Tanganyika8. Ces deux leaders charismatiques de la lutte pour l’indépendance de leurs pays respectifs représentaient aussi, sur le plan régional et international, le courant de la lutte anticoloniale.
Ainsi, le vaste Congo Kinshasa au cœur de l’Afrique (le Congo belge selon le jargon colonial) et le vaste Tanganyika à l’Est du continent constituaient des zones stratégiques pour les Occidentaux.
Pour cela, P. Lumumba et J. Nyerere étaient non seulement séduits par l’idéologie communiste-socialiste, mais aussi, ils exerçaient une influence considérable partout dans le monde.
Néanmoins, après l’assassinat de P. Lumumba en 1961, J. Nyerere, qui connaissait très bien la culture occidentale9, atténua subtilement sa doctrine mais sans abandonner les principes fondamentaux du communisme sur le plan pratique :
« Ujamaa », doctrine nouvelle du Mwalimu10, s’inspire des valeurs traditionnelles africaines de la famille. Cependant, même si J. Nyerere n’utilise pas les concepts « classiques » du communisme pour définir sa nouvelle doctrine idéologique, il s’est néanmoins inspiré du modèle « communiste » dans la mise en pratique de ses idéaux : des villages Ujamaa furent créés en Tanzanie, l’administration, l’économie et l’organisation du travail furent conçus selon le modèle d’une société « égalitaire » à l’instar des « communautés » fondées sur la doctrine marxiste.
Un nouveau « havre » pour les révolutionnaires africains
Pour comprendre l’influence géopolitique de la Tanzanie depuis les guerres d’indépendance, prenons l’exemple de la situation de guerre civile au Congo belge après l’assassinat de P. Lumumba :
« L'opposition révolutionnaire couvrit rapidement les trois quarts du pays et se rendit célèbre en accueillant Che Guevara - le célèbre camarade du Cubain Fidel Castro et le théoricien du fameux « Un, deux, plusieurs Vietnam à travers le monde ». Elle se résuma, pour certains, en une vaste jacquerie (…). En se lançant dans la lutte armée, les Lumumbistes prétendaient « mettre fin à l'impérialisme dirigé par les États-Unis » et installer une révolution populaire de type socialise.
Dans l'organisation de cette lutte, les régions de l'Est furent confiées à Soumialot Gaston (…). Un Mulubakat, Kabila Laurent, seconda Soumialot (…). Entre-temps, Mulele Pierre avait lancé, depuis juillet 1963, sa lutte populaire armée au Kwilu, dans le triangle Idiofa-Kiwit-Gungu (…).
C'est seulement le 2 mai 1964 (…) que le général Mulamba descendit de Stanleyville sur Bukavu. Après d'âpres combats, il fut retrouvé blessé sur la route, et ramené à Bukavu. En effet, le 15 mai 1964, les insurgés (…) remportèrent leur première grande victoire dans l'Est avec la prise d'Uvira. Cette ville devint ainsi le siège de la représentation de la République populaire du Congo. La vaste plaine de la Ruzizi et les montagnes de la chaîne des Mitumba qui la surplombent servirent de maquis et de champs de batailles ».11
Dès le début des années 60, plusieurs pays de la région des Grands-Lacs d’Afrique accédèrent à l’indépendance. Mais compte tenu des rivalités internes dans certains pays - rivalités auxquelles s’ajoutaient des rivalités géostratégiques internationales et les problèmes politiques dans les pays de l’Afrique Australe, toute la région fut ravagée par différentes guerres civiles.
Très vite, la Tanzanie de J. Nyerere devint un « refuge » pour tous les révolutionnaires » de l’Afrique Centrale et Australe :
Certes, à la fin des années 50 et au début des années 60, les différentes métropoles européennes ont accordé l’indépendance à un grand nombre de pays jusqu’alors colonisés. Cependant, dans plusieurs pays, l’indépendance a été obtenue au prix du sang. Dans d’autres, les rivalités entre conservateurs « capitalistes » et indépendantistes « communistes-socialistes » ont entraîné des guerres fratricides à l’origine des mouvements de populations vers l’exil. La Tanzanie devint ainsi une « terre d’asile » pour « les opprimés », ce que le Mwalimu a appelés « les pauvres » !
Pour couronner le « brouillage idéologique » des années 60, la Tanzanie fera partie des pays leaders de la communauté des « non-alignés » : autrement dit, des pays qui ne se revendiquent ni totalement « capitalistes » ni totalement « communistes-socialistes ».
Dans cette perspective idéologique régionale et internationale, certains leaders de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud ; les combattants des guerres d’indépendance en Rhodésie du Sud et du Nord [la Rhodésie du Sud est devenue « Zimbabwe », tandis que la Rhodésie du Nord est devenue « Zambie » après leurs indépendances respectives] ; les combattants indépendantistes au Mozambique ; les « combattants de la liberté » au Congo Kinshasa qui avaient fui leur pays après l’assassinat de P. Lumumba et les différentes défaites militaires face au feu président Mobutu ; certains chefs de guerre « monarchistes » du Rwanda qui avaient été chassés du pouvoir par la fameuse « révolution de la majorité des Bahutu » en 1959 - dont un certain F. Rukeba qui deviendra un des lieutenants de feu L.- D. Kabila dans le maquis ; tout ce beau monde élira domicile en Tanzanie dans les années 60 !
De fait, le monde entier le savait mais laissait faire : il fallait bien un lieu sur cette terre pour accueillir tous ces mécontents « révolutionnaires », un lieu qui permettait de les « tenir à l’œil » ! D’ailleurs, la Tanzanie ne s’en est pas tirée à si bon compte : le pays fut isolé sur le plan politique et économique jusqu’à la fin des années 70 :
« Du point de vue politique, la Tanzanie se trouva à trois reprises en conflit avec les pays occidentaux, d'où lui venait la majorité de son soutien en matière d'économie et de développement. Dès 1964, les dirigeants de la Tanzanie soutinrent les mouvements de libération en Afrique australe (Mozambique, Angola, Zimbabwe, Namibie, Afrique du Sud), en leur fournissant des bases d'entraînement, des armes et d'autres soutiens logistiques. Les pays occidentaux qui étaient impliqués dans ces conflits retirèrent leur aide à la Tanzanie, considérant qu'elle portait atteinte à leurs intérêts dans cette région. (…) Toujours en 1964, la Tanzanie rompit avec l'Allemagne de l'ouest, l'un des donateurs les plus importants (…), qui ne pouvait accepter que le gouvernement tanzanien, suite à l'union avec Zanzibar, maintienne les liens établis par Zanzibar avec l'Allemagne de l'est. (…) Enfin, la Tanzanie entra en conflit avec la Grande-Bretagne au sujet de la Déclaration unilatérale d'Indépendance (UDI) des colons blancs de Rhodésie en novembre 1965 ».
C’est finalement le « coup de poker » de la guerre-éclair contre Idi Amin Dada qui redonnera au pays sa respectabilité internationale.12
[P. S. : Pour lire la suite, veuillez consulter notre article « Rwanda : la vie politique des années 1960 - 1980 »].
1 © SEBUNUMA D., Rwanda : Crimes d'honneur et influences régionales, Éditions Umusozo, Issy-les-Moulineaux, 2012.
2 LUTFALLA J., article « Guerre juste, dissuasion et prolifération nucléaire », in Revue Communio, n° XIX, juillet-août 1994, pp. 78 - 83.
3 Ibid.
4 CONTE A., Yalta ou le partage du monde, Paris, Ed. J’ai lu, 1964.
5 Ibid.
6 Ibid.
7 Devenu plus tard « Zaïre » sous le régime de J. Mobutu, puis « République Démocratique du Kongo » avec L.-D. Kabila.
8 Devenu « Tanzanie » en 1964, avec l’union des îles Zanzibar et Pemba.
9 J. Nyerere avait fait des études supérieures à Leeds en Angleterre.
10 « Mwalimu » : mot swahili qui signifie « maître ». Cf. SEBUNUMA D., La compulsion de répétition dans les violences collectives, thèse de doctorat soutenue en 2011 à l'Université Paris-Diderot Paris 7, publiée ensuite par L'Atelier National de Reproduction des Thèses, Université Lille 3 (2012) ; puis aux Éditions Umusozo, Paris, 2013.
11 KABUYA LUMUNA SANDO C., Nord-Katanga 1960 - 1964 de la sécession à la guerre civile, Paris, Harmattan, 1992, pp. 124 - 125.
12 SEBUNUMA D., La compulsion de répétition dans les violences collectives, op. cit.
Déogratias
SEBUNUMA : Psychologue
clinicien - Auteur
Titulaire du Doctorat de "Recherche
en psychopathologie fondamentale et psychanalyse".
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Rwanda : crise identitaire et violence collective
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La compulsion de répétition dans les violences collectives Cet ouvrage est disponible auprès de l'Atelier National de Reproduction des Thèses (ANRT) - Lille 3, France.
Rwanda : crise identitaire et violence collective Cet ouvrage est désormais édité par les EDITIONS UMUSOZO.