ÉDITIONS UMUSOZO

CAS CLINIQUES SUR L'EXIL1


I. LES TROUBLES NARCISSIQUES


Le cas clinique qui suit, le cas de Daniel, pourrait servir de référence pour comprendre la manière dont différentes représentations archaïques peuvent faire irruption dans la vie de l’exilé, suite à une expérience traumatisante actuelle. Le sujet-patient devient alors la proie des angoisses, des peurs, des rêves, des sensations et des perceptions hallucinatoires qui le déconnectent de la réalité ambiante.


Dans ce contexte, les troubles narcissiques constatés ressemblent à ce que E. Minkowski a désigné comme étant « la perte du contact vital avec la réalité »2 - contexte dans lequel il n’y a plus de « solidarité organo-psychique »3 pour soutenir la conscience du « j’existe ».


Le cas de Daniel [extraits ci-dessous] va nous servir de matériel clinique pour formuler nos hypothèses :


(Cas clinique)


II. PROBLEMATIQUES D’IDENTITE SEXUELLE


Lorsqu’on s’intéresse au parcours des exilés en général, on constate que les femmes réussissent à « se fondre » dans la société d’accueil avec plus de facilité que les hommes. J’utilise le verbe « se fondre » parce que, mis à part les cas généraux, une analyse beaucoup plus fine permet de s’apercevoir que les femmes rencontrent aussi des difficultés d’adaptation à la nouvelle culture. Mais, il est aussi vrai que leur situation est différente de celle des hommes :


En effet, un homme exilé pose le problème de la transmission intergénérationnelle. Cela m’a été confirmé par un anthropologue qui s’intéresse aux populations issues de l’immigration. D’autre part, il est socialement reconnu que la femme appartient à la famille de son mari. Ce qui permet aux femmes issues de l’immigration de se marier facilement avec les hommes du pays d’accueil. A l’opposé, le mariage entre un homme exilé et une femme autochtone pose beaucoup de problèmes aux deux parties. D’un côté, l’exilé se pose la question de la transmission et de l’identité des enfants par rapport à sa propre famille. De l’autre, la famille de la femme se pose la question du rapport et de l’accueil à accorder au futur gendre d’une culture ou des origines différentes !


Dans l’ensemble, en ce qui concerne le parcours social des exilés, il semblerait que les femmes arrivent à s’adapter facilement par rapport aux hommes. Cela relèverait du statut de la femme dans la société en général, par rapport au problème de l’emploi et des questions matrimoniales que nous venons d’évoquer. Mais sur le plan individuel, il existe deux types de difficultés qui sont observées dans la clinique, autour de la vie sexuelle chez les hommes et autour de la procréation en ce qui concerne les femmes.


1. L’impuissance sexuelle chez certains patients exilés


L’impuissance sexuelle fait partie des symptômes dont se plaignent les patients exilés ou immigrés. Certains psychiatres disent avoir affaire à une pathologie particulière vis-à-vis de ces patients car, sur le plan du fonctionnement physiologique, aucune anomalie anatomique n’explique l’origine de cette impuissance sexuelle qui touche surtout les hommes.


Ce qui complique encore plus le diagnostic de la psychiatrie, c’est que ces impuissants sexuels sont par ailleurs bien intégrés socialement, exercent souvent une activité professionnelle et « mènent une vie sans histoire ». D’ailleurs pour certains, on découvre lors de l’entretien clinique qu’ils ont déjà eu une vie de couple dans leur pays natal. Il arrive même que l’impuissance sexuelle survienne une fois que la famille est réunie, c’est-à-dire après avoir fait le regroupement familial. Car, dans la plupart des cas, c’est l’homme qui se déplace le premier et une fois les moyens matériels réunis, il fait venir sa femme et ses enfants du pays d’origine.


Les causes de ce symptôme d’impuissance sexuelle sont multiples. Il n’est pas exclu qu’il puisse exister des cas où le fonctionnement purement physiologique soit défaillant suite à une lésion organique par exemple ou une malformation congénitale. Mais, dans bien des cas, il s’agit d’une impuissance sexuelle de condition.


Dans le cadre de l’accompagnement auprès des personnes en situation de précarité, les proches d’un exilé d’origines africaines m’ont fait part d’un comportement inhabituel de ce dernier : il priait sans cesse selon les différents témoignages et, selon le rite de sa religion, il devait se laver chaque fois qu’il avait envie de prier. Ce comportement serait passé inaperçu si ce pratiquant dévoué vivait isolé chez-lui. Mais comme il vivait dans une communauté, les conditions dans lesquelles il accomplissait son devoir de prière dérangeaient son entourage. En effet, toutes les « cinq minutes », dans la journée comme dans la nuit, le même hébergé faisait sa prière : d’abord il prenait sa douche, puis il accomplissait son devoir de croyant dans une chambre-dortoir où sont logés d’autres résidents ! Ce rituel était donc devenu gênant pour les autres hébergés et pour le service d’accueil du centre.


2. La prière comme symptôme-écran


L’interprétation du sens du rituel de prière décrit ci-dessus m’a été faite quelques semaines après le départ de l’hébergé concerné. En effet, il a été transféré dans un autre centre d’hébergement avant que j’aie eu l’occasion de m’entretenir avec lui, d’autant plus qu’il n’en avait pas exprimé la demande. Par ailleurs, dans ces hébergements d’urgence, nous ne pouvons faire que des entretiens d’évaluation parce que le séjour maximum autorisé pour un Sans Domicile Fixe est limité en nombre de jours.


Au cours d’un échange avec un autre hébergé, d’origine africaine et pratiquant la même religion que celle de celui qui priait sans cesse, je lui ai demandé comment il procédait pour éviter de déranger la communauté avec sa prière - contrairement à son collègue dont les attitudes dérangeaient les autres hébergés. « Vous savez, m’a-t-il dit, parmi les pratiquants de la religion, il y en a qui restent discrets et d’autres qui ne le peuvent pas ». J’ai demandé pourquoi cette deuxième catégorie n’arrivait pas à prier discrètement. Mon interlocuteur a ajouté : « Chacun est différent. Quand on arrive ici en Europe, beaucoup de choses changent en nous. Surtout, quand on prie beaucoup comme ce Monsieur là, c’est qu’on est hanté. Et lorsqu’on est hanté par le démon, le seul moyen de protection c’est la prière. Car, Dieu seul peut chasser le démon ».


Cette réponse me semblait intéressante mais je ne voyais pas encore le rapport entre le fait d’arriver en Europe et celui d’être hanté par le démon. « Vous savez, poursuivait mon interlocuteur, c’est surtout pendant les moments difficiles qu’on est sollicité par le Satan, en tant qu’homme. En plus ici, il y a des choses qu’on peut voir mais qu’on ne voyait pas chez-nous. Les femmes d’ici s’habillent de façon à montrer leur corps ! Ce qui ne se fait pas chez-nous. Ainsi, pendant les moments de fragilité, si on n’est pas fort, le démon peut se saisir de vous à travers l’image de la femme - par exemple celle dont vous avez croisé le regard dans la rue ». J’ai demandé un peu plus d’explications au sujet de la femme : « Le corps de la femme, disait-il, hante les hommes qui n’ont plus le statut social respectable. Chez-nous, on peut se marier. Cela protège contre le désir interdit, le désir d’une femme d’autrui. Mais ici, on ne peut pas se marier dans la misère. Ensuite, lorsqu’on vit dans la précarité, celui qui n’est pas capable de se maîtriser rêve à tout moment telle ou telle femme rencontrée dans la rue. D’où le retour à tout moment de l’image de la personne rencontrée, même dans le sommeil. C’est pour cela que seule la prière incessante est nécessaire, chaque fois que l’image de la femme d’autrui revient à l’esprit. Celle-ci en effet provoque le désir et cela conduit au pêché. Vous imaginez-vous combien il est déplacé de rêver d’une femme qui ne vous appartient pas ? »


Mon interlocuteur m’a donc expliqué qu’il serait probable que le Monsieur qui priait à tout moment soit dans cette obligation de prier pour chasser « le mal » à figure d’une femme ! Ce qui est plus pertinent, c’est que j’ai appris par le même interlocuteur qu’il existe une autre catégorie d’hommes immigrés qui répriment leur désir sexuel jusqu’à devenir impuissant sexuel : « vous savez, si le même désir persiste quel que soit le rythme de la prière, le mieux c’est d’y renoncer à jamais plutôt que de pêcher. Mais, cela n’arrive qu’à des hommes très pieux. Car, nous autres simples croyants, on s’autorise - sauf pendant la période de pénitence obligatoire - de satisfaire discrètement le désir sexuel. Mais pour les pieux, mieux vaut mourir que de trahir sa foi ! C’est sans doute le cas de ce Monsieur qui priait à tout moment ! »


3. « L’épreuve de la liberté »


A partir du rituel religieux privé décrit ci-dessus et, dans la suite de l’interprétation qu’en fait un autre exilé, nous pouvons formuler deux hypothèses autour de l’impuissance sexuelle en tant que symptôme de la souffrance de l’identité subjective :


La première hypothèse se fonde sur les faits observés : nous constatons qu’il y a deux façons de se conduire pour les hommes dont les conditions d’exil empêchent la satisfaction du désir sexuel : d’un côté, il y a la catégorie de ceux qui « s’autorisent discrètement » de satisfaire leur désir, au risque même de transgresser la Loi religieuse ; de l’autre, il y a ceux qui sont « pieux » et obéissent à la Loi et répriment jusqu’au bout leur désir - au risque de se sacrifier pour la foi. Par conséquent, nous remarquons que face à une même règle communautaire, deux sujets se positionnent différemment. Ce qui est en jeu, c’est la satisfaction du désir pour la survie psychique et au détriment de la foi, ou bien, la mort psychique au bénéfice de la Loi divine !


Ce principe de « vie » et de « mort » par rapport à l’interdit réactualise le récit d’Adam et Eve face à « l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal » (Gén 3,1-24). Mais, les conséquences de la transgression de cet interdit biblique sont différentes de celles que redoute le sujet dans la condition d’exil : Adam et Eve sont devenus mortels suite à leur désobéissance à Dieu ; alors que dans l’exil, s’autoriser de transgresser la Loi permet de survivre.


La deuxième hypothèse est celle de la lecture métapsychologique : la perte du statut social chez certains exilés entraîne un sentiment d’indignité. Pour cela, la dévalorisation de soi concerne en premier lieu la relation à l’autre, plus particulièrement les relations à caractère amoureux. Car, dans la plupart des cas, la « trajectoire sociale » de l’individu influence considérablement ses fréquentations, surtout celles qui touchent directement la vie amoureuse du sujet. Or, démunis et dépendants socialement, certains exilés vivent en marge de la société d’accueil et finissent par se considérer comme des « paria » dans la cité.


Plus encore, force est de constater que les hommes en âge de se marier se déplacent beaucoup plus que les femmes de leur génération pour s’installer à l’étranger. Par conséquent, trouver un partenaire féminin pour certains hommes exilés ou immigrés relève de l’exploit ! Nous retrouvons ainsi, dans la clinique, certains symptômes pour lesquels Freud nous apporte l’éclairage : « Tant que tout se passe bien pour l’homme, sa conscience morale, elle aussi, est clémente et passe au moi toutes sortes de choses ; quand un malheur l’a frappé, il fait retour sur lui-même, reconnaît son état de péché, accroît les revendications de sa conscience morale, s’impose des abstinences et se punit par des pénitences »4.


Pour cela, dans le cas clinique qui nous intéresse, la religion et ses préceptes constituent le dernier recours pour faire face à un conflit psychique profond. Et celui-ci est dû à une insatisfaction sexuelle à laquelle le sujet ne trouve pas de réponse.


4. Exil et errance féminine


Quel que soit le moyen par lequel la femme immigrée arrive à « se fondre » dans la société d’accueil, il y a un moment crucial où elle se pose la question de la transmission en s’identifiant à sa propre mère : c’est le moment de la grossesse et de l’accouchement. En effet, les pathologies liées à la problématique identitaire apparaissent souvent chez certaines femmes exilées lorsqu’elles sont confrontées au problème de la procréation et de l’accouchement. Par la suite, il peut y avoir chez certaines femmes une autre difficulté, à savoir la capacité à devenir « mère » en s’identifiant à l’image parentale de ses propres parents.


Le dilemme maternel du métissage


(cas clinique)


Ce cas clinique montre combien « le métissage de sang et de culture » peut devenir problématique, s’il n’y a pas la volonté des deux familles concernées par le mariage d’assumer l’accueil et la reconnaissance des enfants. Par ailleurs, l’identité subjective se trouve prise en tenailles entre le refus des uns d’assumer leurs responsabilités parentales, et le rejet des autres de tout ce qui est « étranger ». Nadine le précise clairement : son refus de la maternité c’est sa manière à elle de désavouer ses ascendants. En même temps, elle essaye de se débarrasser des événements douloureux de son histoire mais, celle-ci lui colle toujours sur la peau !


III. LES TROUBLES PSYCHOSOMATIQUES


La douleur somatique constitue l’une des expressions de la souffrance chez certains patients immigrés. La particularité de cette douleur c’est qu’elle devient chronique chez certains sujets, en dépit des traitements médicaux spécialisés et répétés. Dans son article sur l’exil et le traumatisme migratoire, C. Lesbre a illustré « la fonction » de cette douleur chronique qui s’exprime uniquement à travers le corps. Selon ce médecin, le corps de certains patients exilés « est devenu le seul support d’un langage que l’on ne peut plus entendre » et il « recouvre une fonction de survenue existentielle »5.


Dans certains cas, la chronicité de la douleur somatique entraîne le patient dans une recherche sans fin du meilleur médecin du monde, à savoir celui qui pourrait guérir sa souffrance d’être : en effet, comme nous le montre le cas de Marc qui suit, la médecine scientifique est régulièrement mise en échec par ces patients dits « psychosomatiques » suite au traumatisme migratoire. Ainsi, la douleur somatique chronique et l’errance identitaire dans l’exil s’expliqueraient, chez certains patients, par une autre souffrance psychique archaïque qui met en échec les traitements classiques.


1. Troubles psychosomatiques et problématiques identitaires


A partir d’un cas clinique dont les pratiques masturbatoires s’accompagnent de symptômes phobiques, J. MacDougall compare la phobie aux symptômes des patients qui souffrent des troubles respiratoires - comme les asthmatiques. Selon cet auteur, ces patients psychosomatiques éprouvent la « terreur de perdre leurs limites physiques et/ou psychiques ». Puis, J. McDougall formule l’hypothèse selon laquelle la psychose et les maladies psychosomatiques auraient une origine commune : entre autres facteurs étiologiques, la psychosomatique serait « une réponse aux angoisses psychotiques désavouées ». A cet effet, ces « angoisses psychotiques désavouées » concerneraient les identifications archaïques du sujet6.


Le cas de Marc (...) s’inscrit dans cette problématique des identifications archaïques. En effet, l’entretien clinique avec Marc montre que ses angoisses et ses souffrances ont été à l’origine de l’exil qui se répète depuis plusieurs années, le sujet étant incapable de se fixer dans un endroit. Puis ces mêmes angoisses, qui remontent de l’enfance du patient, constituent le symptôme majeur de sa pathologie psychosomatique. D’après Marc, sa maladie est l’héritage familial « qui se transmet de père en fils ». Voici l’extrait de l’entretien avec Marc :


(Cas clinique)


2. Exil et errance masculine


Le cas de Marc ci-dessus est très riche d’enseignements : incapable d’investir son corps, Marc ne peut pas non plus investir le lieu. Dans toutes ses pérégrinations, le motif apparent des déplacements du patient c’est le souci de se faire soigner. Il ne peut même pas se marier ! En effet, lorsqu’on aime, on est souvent appelé à se fixer, à s’investir dans un lieu qui devient « domicile » du foyer. Or, le récit du patient donne l’impression que toute son énergie vitale a été investie dans la recherche des soins du corps.


Au fait, Marc n’arrive pas à investir son corps. C’est pour cela qu’il n’arrive pas à s’identifier à lui-même afin de pouvoir penser à une autre activité, celle de se marier par exemple. Cependant, il y a une autre conséquence directe par rapport à ce manque d’identité corporelle : en tant que frontière entre soi et l’espace, le corps permet de s’investir dans un lieu. Car, la vie psychique ne peut agir sur le monde que par l’intermédiaire du corps.


Comme Marc souffre dans son corps, et surtout, étant donné qu’il est le seul « héritier » de cette maladie somatique qui se transmet de père en fils, il s’identifie parfaitement à son père qui était « étranger » jusqu’à sa mort. Puis, Marc semble désavouer tous les médecins qui essayent de le soigner. En effet, son grand-père et son père n’avaient rien d’autre à transmettre à part le bâton du berger et la maladie. Par conséquent, la guérison de l’asthme constituerait une « trahison » de la mémoire familiale, ce serait le « rejet » du seul trait identitaire qui se transmet de père en fils dans la famille du patient.


1 © SEBUNUMA D., Rwanda : Crimes d'honneur et influences régionales, Éditions Umusozo, Issy-les-Moulineaux, 2012.

2 MINKOWSKI E., (1927), La schizophrénie, Paris, Payot, Paris & Rivages, 2002, pp. 101 - 152.

3 MINKOWSKI E., (1930), Etude sur la structure des états de dépression : Les dépressions ambivalentes, Paris, Editions du Nouvel Objet, 1993, pp. 1 - 60.

4 FREUD S. (1930), Le malaise dans la culture, Paris, PUF, 1995, p. 69.

5 LESBRE C., article « La douleur sous le signe des oliviers : Exil et traumatisme migratoire », in Le Journal des psychologues, Revigny-sur-Ornain, MARTIN MEDIA, n°213, décembre 2003 - janvier 2004, pp. 39 - 43.

6 McDOUGALL J., Eros aux mille et un visages, Paris, Gallimard, 1996.

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Déogratias SEBUNUMA : Psychologue clinicien - Auteur


Titulaire du Doctorat de "Recherche en psychopathologie fondamentale et psychanalyse".

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